17 Avr Santé mentale : l’occasion ratée par Québec ? – La Presse
Le professeur Étienne Paradis-Gagné a une connaissance fine des effets de la loi P-38 sur les individus. Pour une étude, il a rencontré des personnes ayant été hospitalisées de force. Il est également chercheur principal dans un projet financé par le gouvernement fédéral qui porte sur le vécu des familles ayant eu recours à la loi pour faire traiter un proche contre sa volonté.
Dans les deux cas, les conséquences peuvent être très néfaste « Une étude de Corderoy et al.1 montre que les effets négatifs de l’admission involontaire (traumatisme, perte d’estime de soi, etc.) sont plus élevés que les bienfaits cliniques », note-t-il.
Quand l’exception devient la norme
Ces critiques sont portées par de nombreux groupes de défense des droits des personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui ont répertorié de multiples abus au fil des ans.
« Je souhaiterais qu’on commence par bien appliquer la loi avant qu’il y ait une réforme », lance François Winter, porte-parole de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGDD-SMQ).
« Ce qui est important, ajoute M. Winter, c’est notamment de respecter les droits des gens, et de traiter cette loi-là comme ce qu’elle devrait être, c’est-à-dire une loi d’exception. »
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