« On veut plus de soins, pas des soins forcées »

« On veut plus de soins, pas des soins forcées »

Début de la commission parlementaire sur le PL23 : les voix des personnes premières concernées ne seront pas entendues

Gatineau, 6 mai 2026— Les audiences publiques de la Commission parlementaire sur le projet de loi 23, Loi visant principalement à mieux accompagner les personnes dont l’état mental pourrait représenter un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, s’ouvrent ce matin. Les inscriptions se sont faites sur invitation seulement, et les personnes premières concernées par les enjeux discutés n’ont pas été convoquées.

 

Le collectif des personnes survivantes de la P38 est une nébuleuse composée uniquement de personnes premières concernées par les services en santé mentale, mise sur pied à leur initiative. L’intention derrière le collectif est de permettre que la voix des personnes premières concernées soit entendue, et que l’on prenne leur perspective sur les soins et services en santé mentale au sérieux. Elles réclament plus d’écoute, d’accompagnement, d’accueil et de soutien : pas plus de répression et de mesures coercitives.

 

“L’hospitalisation forcée est très traumatisante. Depuis que je l’ai vécue, j’hésite à demander de l’aide quand j’en ressens le besoin.” – une personne du Collectif

 

Le projet de loi 23 risque d’augmenter la stigmatisation des personnes qui vivent avec des troubles de santé mentale, en renforçant l’association fautive entre santé mentale et violence. Plutôt que de proposer plus de soins et de services en santé mentale, d’investir dans le système de santé et le milieu de l’action communautaire autonome, d’offrir des alternatives à l’hospitalisation et des suivis dans la communauté, le gouvernement investi dans la répression.

 

“On veut plus de soins, pas des soins forcés” – une personne du Collectif